Chimères Copyleft

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 3 février 2007

Entretien dans le monde itinérant d'Ohreland

Cette fois ci, j'ai pris des risques et je n'ai pas hésité à interroger les Sebkha-Chott. L'entretien s'est fait par le biais d'un forum, les divers membres du groupe ont donc répondu quand ils le pouvaient, ce qui engendre quelques décalages dans les questions/réponses. Plutôt que de les replacer dans l'ordre, j'ai préféré garder la chronologie du forum, pour garder le ton de ces sympathiques déjantés. ;-)

Pouvez-vous vous présenter ?

Tzom Trümb : Moi j'aime pô les présentation.

Yvette H : Je suis Yvette H., divinité administratrice d'Ohreland et du Mekanik Metal Disco. Je ne joue pas dans le groupe, mais je fais des menus travaux d'intérieur sur le site, quoi....

Et je vais m'éclipser de cette discussion, car je ne suis pas vraiment dans le groupe.

Siphon Troünezohle : Savant fou mais pas trop quand même...mais un peu tout de même...Je passe le plus clair de mon temps dans un des laboratoires de l'Académie Scientifique d'Ohreland afin d'imaginer et concevoir des machines plus ou moins utiles (mais surtout moins...ah! la science pour la science)....Logiquement, sur scène, j'utilise les machines que j'ai pu mettre au point dans le passé et l'avenir pour le bonheur (malheur?) de toutes les oreilles.....

Wladimir Ohrelianov II : Mon Didier,

Je suis Wladimir Ohrelianov II (c'est écrit sur la gauche, pourrais-tu me répliquer, et tu n'aurais pas tort, mais la suite te montrera que tu aurais eu tort de répliquer), dictateur d'Ohreland et gardien du Mekanik Metal Disco depuis 10000 ans.

Je suis tout à fait désintéressé des affaires de sexe, déteste parler de moi (les autres le font si bien), suis quelque peu autoritaire (je vous aime tant) et lors de nos multiples escales, j'ai pour coutume de jouer de l'arme ultime (basse) en parlant fort et haut (chant).

Ah, j'oubliais, je suis aussi excessivement beau, et c'est pour ne pas entretenir chez vous un malaise constant et un sentiment d'infériorité bien légitime que je porte masque et cagoule !

La preuve en images :

Et je dirige donc tout ce petit monde !!! Ha !

Capt'ain Roses : Bonjoir,

Je suis LE capt'ain Roses, héro d'une autre ère, piwate des canawies et guitaw hiwo, pirate hero en un mot. Un jour, quelqu'un m'a demandé "et ta mère, elle suce des ours?"... J'ai jamais pu le savoir ou le vérifier. Raaaaa! Horreur et deceptionnisme!!! Après un plagiat de l'autre s******* de axl avec son groupe de hard qui m'a tout volé, dont mes solos magnifiques, c'en était trop! Je suis peut-être inepte (c'est ce qu'on m'a dit, après j'ai jamais réussi à comprendre, même avec un dico, faut pas déconner, je suis pirate,, je sais pas lire) mais j'ai ma fierté!! HahahaHa! C'est pas au vieil ours qu'on apprend euuuuuuh... j'sais plus.. Bref! Mon rêve serait de conquir des royaumes et me faire des meufs... J'ai pas encore réussi mais je sais que mon jour viendra! J'ai confiance, le seul fait de me regarder dans un miroir me permet de me réconforter et de.... euuhh... AAAAAAAAAAH!! UN POINT NOIIIIIIIIIIR!!!!

Yüla Slipovich : Huuuuum, salut beau gosse!!

Eh bien, je pensais que je n'avais plus à me présenter, moi, la radieuse, la délicieuse, la sulfureuse, la croqueuse d'homme et la désormais célèbre Prostipute d'Ohreland!! Eh oui! C'est avec un incommensurable plaisir que je tapine (mais pas forcément la tienne).. Ah!! Je peux le dire! Ce métier m'habite (tu vois, j'en ai une aussi mais chuuuut... Ce sera notre secret...). Bref, Prostipute par amour du goût et du dégoût bien-sûr, j'ai toutes sortes de pratiques mais j'affectionne particulièrement frapper les peaux et jouer avec le metal avec des bâtons en bois (la "batterie" pour ceux qui ne comprennent rien à ma poésie) et bien-sûr, quand je décolle, je crie, je crIiiiiiiie (enfin, on appelle ça "chanter", chez nous). J'aimerais tant chanter avec le Capt'ain Roses... Mais il me snobe, toujours sur son bâteau, celui-là!! Et ce chef milicien qui ne me lâche pas, alors qu'il s'endort à peine les ébats commencés!! Je vous jure, ce monde est trop tinjuste!! Mais je m'arrête là.. Je n'aimerais pas que le Kaiser (percussionniste) ne me surprenne. Eh oui! J'ai un mac! Tu croyais quoi?! A Ohreland aussi, on peut se faire entretenir!

Comment définiriez-vous votre musique ? Quelle sont vos influences ? Mais qu'est ce que c'est que ce Mekanik Metal Disco ?

Siphon Troünezohle : Mais le Mekanik Metal Disco, qu'est ce que c'est ? J'espère que notre divinité Yvette H ne regardera pas ton premier message sur ce forum, ou il t'en coutera, car le Mekanik Metal Disco est LA musique céleste nom d'un pied à coulisse....

Pour ce qui est de nos influences, tout le monde écoute des styles très différents.....Pour ma part, en ce moment, j'écoute pas mal de musique électronique, un poil de hop-hop, et jai beaucoup écouté de chanson francaise étant plus jeune....Qui a dit que ca devait remonter à longtemps au vu de ma calvitie ??? Qu'il se dénonce tout de suite.......Pffffff, aucun respect pour els vieux scientifiques..... Je me met doucettement à la musique énergique (Hard-core, métal et autres...mais doucettement hein....)..

Tzom Trümb : Moi, comment je definirais notre musique... heu...

J'dirais que c'est une suite de sons produisant une impression harmonieuse... bah du Mekanik Metal Disco, quoi!

Sinon mes influences; c'est Wladimir Ohrelianov II, parce que y veut pô que j'm'infleunce sinon y dit "oust, dégage, va jouer du baryton", et moi j'veux pô finir comme l'Albinos. Ah si, y'a un truc où j'ai le droit de m'influencer, c'est l'pif; çà le tyran y dit que y'a q'çà qui pourrait arranger les choses.

Wladimir Ohrelianov II : Mon Jean-Pierre Elkabach,

J'ai les yeux qui tombent, mais je vais faire un effort. Le Mekanik Metal Disco est céleste. Si la Zeuhl est la musique de l'Univers, alors le Mekanik Metal Disco est le monceau d'astéroïdes, d'astres, de corps, nus ou pas, bouillant, ou pas, etc. ou pas, qui en sont les fondements. C'est tout et c'est rien. C'est glauque et c'est bien. C'est du cirque dans un carcan métallique slave, à pulse lente et battements rapides. Et quand c'est beau, de type bellâtre, ça ne va pas durer !

Quant à mes influcences, je pourrais évidemment citer Bokassa, Mobutu, Napoléon, César, Jésus, Abraham, mais...... Bon, en fait, de toute façon, il suffit de lire Wikipedia, personne n'y connaît rien en tyran, ou je ne m'y connais pas (vu que je n'y figure pas), et je m'y connais. Autant parler musique alors, eh bien disons très clairement en priorité Frank Zappa (pour le mélange, le côté scénique, l'humour sur scène), Mr Bungle (car c'est par là que tout est arrivé), Magma (car c'est une composante essentielle de ce qu'on fait), Fishbone (car c'est un peu par là que tout est arrivé), et probablement la veine chanson française vraiment chanson : Ferré, Brel, Higelin, Caussimont... Sans oublier la petite dose de metal qui fait grincer tout ça... Après, on pourrait aligner les noms, mais en fait, je viens d'effacer ma tentative qui n'en finissait pas.

Je n'vais pas parler d'mes muses, non plus !

Capt'ain Roses : Ralala! Ca me donne mal au crâne tes questions... J'ai plus l'habitude de penser moi... Hum, je dirais que hum, le Mekanik Metal Disco hum, c'est comme hum, la planche de mon bateau... Si y en avait pas, p'tain, on s'ferait chier!! Les femmes et les enfants d'abord houhouhouhou!! Ca vous fait pas rire? C'est une chose essentielle selon moi, comme par exemple les crèmes hydratantes ou l'épilation du scrotum..

Pour mes influences, soyons simple (y parait que je suis doué pour ça), disons principalement Métal (Cannibal Corpse, Machine Head et autres charles trenet), Jazz (Lagrène, Luc, polnareff et voulzy), Electro/HipHop (Prodigy, Puppet Mastaz, Dj Krush et yves mourousi) et puis pas mal d'autres choses finalement dans plein d'autres styles (dont les trucs qui melangent plein de style, Je pense, entre autre, à Mr Bungle)... Sauf le heavy et en particulier les Gun's And Roses (beuuuuahhh excusez moi, je vomis) qui, je le rappelle, sont des plagieurs...

Wladimir Ohrelianov II : Mon Arlette Chabot (de ch'val),

Hum, je tiens à préciser que seul le Capt'ain Roses, ci-dessus présente, prétend que les Gun's c'est du heavy. Tout le monde sait ici que c'est du Hard Rock. Le heavy c'est Judas Priest, Iron Maiden, mais pas GnR... Cela dit, on et je partage tout à fait son avis sur la qualité dudit groupe !

En plus z'ont volé Bumblefoot et Buckethead, merdehu !

VaGoDor Deu Sahpun : Ola, mes amis, ola mon dichim poseur de question, excusez moi pour ce retard, mais la connection de neuronnes en Vénusie est assez longue....ou serait le vide spongieux de mon cerveau qui fait des siennes? Je m'en vais essayer de répondre a vos questions avec les 52 mots de vocabulaire que l'on m'a appris.. Je Suis Vagodor Deu Sahpun, Le Rastafari Albinos Vénusien. Je suis le fruit d'une expérience de physique nucléaire de salle de bains (en fait elle est ratée) et donc mon père c'est le Prof. Siphon Trounezole...et du coup j'ai pas de maman, d'ou ma passion freudienne pour le gigolisme. Venant de vénusie, J'aime bouger mes fesses sur des rythmes endiablés et transcender mon corps sur des chants harmonisés...a coup de Head Bangspillère sur la pulse du mekanik metal disco.

daide da dro de deddae dais don on dait adec.

Pour mes influences....elles sont divers et variées. de zappa à mozart, de grandmasterflach à puppet mastaz, de stan getz à prince, de nirvana à magma, de new order à travaux publics. du jazz à la musique klezmer. du rock au heavyyyyyy

Je confirme, les Guns c'est pas du heavy.;-)

Question suivante : Votre musique est assez (très ?) théâtrale. Elle est aussi hyper-diversifiée et déjantée. Au début on s'interroge pour savoir par quel bout la prendre. Aussi, je me demande par quel processus magique (divin ?) elle peut arrivée au monde. En fait, comment composez vous ?

Siphon Troünezohle : Ça c'est une question bateau, ce qui ne veut pas dire que ntre Capt'ain sera capable d'y répondre......J'en doute fort même....

Seul notre Tyran, fournisseur officiel (donc exclusif) de la musique céleste qu'est le MMD pourrait en parler plus amplement.......

Concernant les machines, mon domaine de prédilection, j'interviens en fin de course, une fois que toutes les parties instrumentales ont été posées. Le but étant de rajouter (comment ca y'en a déjà bien assez sans les machines ? Qui a dit ca ? Qu'il se dénonce ou bien.....ou bien.......ou bien je pars bouder dans mon laboratoire anti-canards nucléaires de salle de bain) des petits sons un peu partout afin de finaliser l'ambiance des morceaux. Pour 'Nagah-Mahdi - Opuscrits en 48 rouleaux", j'ai aussi été chargé par notre Tyran de la réalisation des transitions entre les plages de l'album.

Capt'ain Roses : Heavy ou pas c'est du vol et du plagiat... J'aime pas trop les voleurs... et les fils de pute.

Hummm... Y a du vrai dans ce que tu dis mon pti mousse. Il y a effectivement quelque chose de magique. Quand je joue sur ma guitare, mes doigts filent à la vitesse de la lumière alors que mon cerveau ne commande rien. Le neurologue m'a dit que c'etait normal vu l'état de mon cortex cebral, ou un truc dans le genre, je sais pas trop ce que ça veut dire, je lui fais confiance.

Et puis, ça suffit, j'ai ma fierté, arretez de m'embeter! Vous vous êtes déjà fait croquer le bout des doigts de pied par des requins, bande de sapajous!! Et puis d'abord, Mr le prof Trounezohle, c'est pas parce que t'as ton brevet des collèges qui faut te sentir supérieur.. Genre, monsieur j'ai pas peur des additions et des soustractions! La honte d'abord, t'as pas de cheveux et des lunettes toutes pourries pffffff !

Benoit Popol II : Salut a toi adepte !

je suis LE Benoit Popol II frere de notre cher tyran et etre de lumière d'ohréland...

iritus tun anus... tel son mes influences...

Ma definiton du mékanik Métal Disco... yaaaaaaaahaaaaaaaaaaaaa

Tzom Trümb : Moi, mon processus de composition est très simple:

1. Apéro (pas après 12h30, sinon c'est foutu); 2. Après je monte mon trombone (de 15 à 16h); 3. Là, j'attend le Rastafaraille (sax bar), en gros c'est l'deuxième apéro (16h-19h) 4. C'est là j'commence à avoir des doutes, il me semble Vago (sax) monte son baryton, mais là j'suis pô sûr du tout (19h-??h); 5. Bah... là... merde ya ma chef.... j'reprendrais plus tard.

Yvette H : Mon Chéri,

Bien que ne participant pas activement à l'énergie et la progression musicale du groupe, je tiens à rappeler que le Mekanik Metal Disco est une musique divine, d'obédience divine et d'influence divine. Ce qui veut dire que, et quoi qu'en disent les railleurs et les jalouses, je suis une muse (qui a dit "outre" ? qui a dit "container" qui a dit "porte-containers" ??) pour le Mekanik Metal Disco.

Bises, bises et rebises...

PS : Qui a proposé de m'échouer au large de l'Angleterre

Wladimir Ohrelianov II : Mon charmant petit Richard Stallman,

Hahaha, comment on fait du Mekanik Metal Disco... Hahahaha ! :D Hahaha :D Reprenons au Prologue de la Genèse Ohrelandaise, je cite :

Dans la Genèse Ohrelandaise -Prologue- Il a écrit:

Enfin, les DieuxLa trinité du Mekanik Metal Disco ôtèrent aux hommes et aux filles toute faculté d'appréciation artistique et culturelle, et jamais plus les hommes >et les filles n'entendirent la musique céleste : le Mekanik Metal Disco. Leur quotidien -dans le meilleur des cas- musical serait constitué désormais de musiques >catégorielles s'auto-chiant les unes sur les autres à l'image de leurs auditeurs.

Jamais plus ? Non, pas tout à fait. En effet, en guise de remerciement, les DieuxLa trinité du Mekanik Metal Disco firent cadeau à Wladimir Ohrelianov DeuWladimir Ohrelianov Deu (leur sauveur-adorateur) d'un lopin de la Terre des hommes et des filles et du secret de la composition du Mekanik Metal Disco.

Alors, comme tu le vois, c'est un secret... (Mode Bernie) Alors, ça y est, alors, voilà, alors, la musique elle est copyleft, alors le secret de composition aussi, alors allons-y, tant qu'à avoir accès aux pistes, pourquoi pas avoir accès au talent ??? (/Mode)

Non, mais dis-donc, c'est incroyable, on te donne ça, et t'en veux, t'es un dingue, ou quoi....

Bon, puisque tu es quand même très joli (aussi bien toi, qui nous interviewe, que toi, qui lis cet interview... et à bien y réfléchir, je pense que toi, qui lis cette interview, tu es certainement le(la) plus beau(belle) de tou(te)s (accorde selon tes goûts). Donc, et bref, voici quelques petits indices, car ça fait quand même 10000 ans que vous avez pas été foutus de de nous ressortir une note de MMD.

Premièrement, écoute beaucoup de choses, et décortique. Deuxièmement, et sans aucun rapport, trouve un truc. Le truc c'est quoi ? Bah, j'en sais rien, un riff, un groove de basse, un thème de cuivres.... Troisièmement, rappelle-toi que tu viens du metal, mais que tu as fait un stage salsa, que côté harmonique, tu es définitivement obnubilé par la splendeur des harmonies slaves, qu'en reggae on est au fond du temps, en latin devant, et dans les Taraf, moitié moitié... Une fois que tu en es là, tu as dû, normalement, trouver une bonne quarantaine de morceaux formatés Skyrock ou France Inter... Bien. Ecoute-les en te rappelant qu'un riff devient insupportable à partir du moment où on le répète trop de fois. Bien, tu as maintenant un morceau de 8 minutes. Et c'est là qu'arrive le côté Mekanik (parce que jusque là, hein, de la Zeuhl, on en voyait pas beaucoup), il te faut désormais puiser dans le puits sans fond de la théorie musicale, en l'altérant un peu quand même, quelle est la règle ultime ???

La règle ultime a écrit:

Onze notes également espacées composent ton espace harmonique Européen fretté. De favoritisme tu ne feras pas, de toutes à égale part les utiliseras.

Sans pour autant oublier que l'obscurité est belle et qu'on ne choisit pas dans les onze notes au hasard. Il ne reste plus qu'à disperser un peu de cassure rythmique de ternaire dans l'binaire dans l'ternaire, et à pas t'accorder plus que de raison, et ça devrait fonctionner.

Si c'est pas de la recette, ça !

Puisque le mot copyleft a été laché, cela m'amène aux questions suivantes. Sur votre site votre album, "De l'Existence de la mythologie Chottienne en 7 cycles" qui date de 2003, est téléchargeable (avec d'autres titres audios et videos ) sous Licence Art Libre. Pourquoi avoir choisi une licence libre ? Pourquoi la LAL particulièrement ? Et enfin, qu'en est-il de votre dernier album ?

Yvette H : Mon Chéri,

Si on va dans le libre, on vient dans ma juridiction, comme qui dirait. Alors prenons les questions dans l'ordre, car chez les divins, à Ohreland, l'ordre, on aime ça.

Pourquoi une licence libre ? Comme tu l'as très bien remarqué, Ohreland, et plus particulièrement Sebkha-Chott est un conglomérat au travers des âges (raisonnablement, on peut dire que tout le monde peut venir dès lors qu'il est près à l'abnégation nécessaire au bonheur du tyran, et à la production de Mekanik Metal Disco, et donc, finalement, à son bonheur). Donc, finalement le choix du libre c'est la même chose, on vous a déjà privé du MMD, on va pas en plus vous priver de pouvoir en écouter, en redistribuer, en télécharger, en réarranger, etc. Comme dans tout régime autoritaire, la fertilité, la fécondité, et donc finalement, la natalité sont prépondérantes, et nous qu'il y ait plein de petits enfants du MMD, on est pour !

Pourquoi l'art libre, particulièrement ? Sans doute, parce que c'est une des plus libres, et qu'en tant que régime autoritaire, on aime la liberté. Il semble (à mon goût) que ce soit la plus proche de la GPL (avec la GNU Arts, peut-être), et cet esprit on aime bien. Mais on ne dénigre pas les autres licences libres. D'ailleurs, dans toutes les ambassades recensées par l'Amicale du Mekanik Metal Disco, il n'y a pas de restriction sur l'usage exclusif de l'art libre. Simplement les oeuvres doivent être libres, que ce soit sous Creative Commons (quoique certaines restrictions de certaines d'entre elles soient un peu gênantes), open-music, Gnu ARTS, etc.

Concernant Nagah Mahdi - Opuscrits en 48 rouleaux, il répond bien entendu aux mêmes préceptes et commandements du MMD que le précédent, simplement, nous avons choisi de rendre à l'Ohrelandais ce qui lui appartenait, c'est-à-dire du pain, des jeux, et une forme participative (c'est à la mode) de participation (ça aussi) de la part des participants. A vrai dire, nous sommes en train de concocter une idée de "concours" (le mot ne colle pas, tout le monde est gagnant, comme dans tous les régimes autoritaires, surtout le nôtre) musical. En toute exclusivité, je te livre le principe, ce qui m'engage donc à terminer les scripts avant la publication de cette interview, ou pas très longtemps après !

Le principe Nagah Mahdi - Opuscrits en 48 rouleaux est divisés en 48 plages (et encore on ne vous dit pas tout, mais il est bien possible qu'il en existe d'autres). Nous allons, chaque jour, proposer une plage au hasard au téléchargement, sans préciser son nom. Au bout de 48 jours (voire un peu plus big_smile), toutes les plages auront été diffusées, à ce moment là, les bonnes gens d'Ohreland, passagères, clandestines, ou régulières pourront proposer un "montage" (c'est-à-dire un ordre d'enchaînement des plages) qui sera mis en ligne sur le site. Nous autorisons tous les crossfades nécessaires, bien entendu. Et puis, donc, au bout de 48 jours, c'est reparti comme en Charentes, la voie royale, on y retourne pour un cycle menstruel étendu supplémentaire. Quand plus personne n'aura d'idée et qu'on ne recevra plus de montages, on s'arrêtera, mais on sera sûrement rendu au prochain album.

Du coup, et tu le comprends bien, nous ne pouvons pas actuellement diffuser l'album en intégralité avec les morceaux dans l'ordre, sinon le jeu (car c'est un jeu) perd de son intérêt.

Benoit Popol II : ho ptin trop long, plus long qu'un psaumeryasis dégeu

Je trouve cette idée tout simplement excellente. ;-)

Un exemple parfait de ce que peut être le copyleft dans la culture et du mouvement que cela amène.

Pour continuer à propos du libre, que pensez-vous du libre en général, que ce soit logiciel ou appliqué à d'autres domaines comme l'art ?

Benoit Popol II : hé bien le libre est LE libre, liberte , liberte rien de bien plus compliqué, pour moi, c'est pas cher , c'est libre et pis apaproblème

Wladimir Ohrelianov II : Mon petit Linus Torwalds,

Il est temps de laisser la parole à Yvette H. encore une fois, car si c'est elle qui nous a créé(e)s, c'est aussi elle qui nous a donné la liberté. Tout ce que j'ai à ajouter à ce sujet, c'est que je suis féministe, moi !

Féministe pro-free-sex ! Et sous Debian !

Siphon Troünezohle : Sous des quoi cher Tyran ?

Trêve de plaisanteries fumeuses, moi, le libre, j'aime bien......parce que je bosse sous linux toute la sainte journée et que je trouve ca beaucoup plus reposant que de travailler sous Windows.....Après je n'ai personnellement pas une très grande culture du libre (juste depuis que j'ai été accueilli à Ohreland)....Je découvre petit à petit....et à force de découvrir, ca me donne de plus en plus envie de participer au truc, de m'y investir....Y'a une force de frappe et une réactivité liées au monde du libre qui sont impressionantes, de par le partage des données. L'exemple le plus récent qui me touche de très près dans Sebkha-Chott est le logiciel que j'utilise sur scène, EnergyXT. Ce n'est pas un logiciel libre, mais le développeur vient de sortir une version 2 sous Linux et Windows (encore en phase de test) et a ouvert la librairie d'interface audio du logiciel...Résultat, 1 semaine après la mise en ligne de cette librairie, des gens ont proposé une nouvelle version avec des fonctionnalités que le développeur galérait à mettre en place....Je trouve ca proprement hallucinant.

Après, concernant le libre appliqué à l'art, à part quelques groupes comme L-Dopa, Sebkha-Chott, Mel-P j'en passe et des meilleurs car j'en ai plus en tête au moment où je parle, et le site (merci copyleft.chimeres.org) InLivroVeritas, bah j'suis pas trop calé....

La démarche de faire de la musique libre est intéressante mais est très difficile à faire adopter à d'autres (des amis musiciens par ex., qui sont maintenant inscrits à la SACEM donc c'est mort pour eux....). Peut être que j'ai pas encore digéré tous les tenants et les aboutissants de l'art libre et que je me fais difficilement comprendre......

Brefle, tout ca pour dire que le libre c'est bien !

Yvette H : Mon Chéri,

Oui, évidemment, le libre c'est bien. Qui accepterait que votre mère refuse de filer à votre copine sa recette de la dinde au whisky, sous prétexte qu'elle en est la propriétaire ??? Et qui accepterait que votre copine ne puisse pas modifier cette recette pour la rendre meilleure, par exemple en remplaçant le whisky par de l'arsenic, et fasse librement découvrir cette recette à votre mère ? C'est pourtant bien naturel. Voilà pourquoi le libre est et doit être. Voilà pourquoi une vague de librisation (je voulais pas dire libéralisation ou libertarisation) dans Sebkha-Chott et Ohreland est en cours, et de plus en plus de nos compatriotes utilisent la distribution Debian, qui est, soyons-en sûrs, une des distributions les plus libres et droites qu'il y ait. Le site de Sebkha-Chott, les formats de compression utilisés, l'approche de codage et d'accessibilité, etc. tout cela à Ohreland est directement inspiré du libre et orienté vers le libre de manière privilégiée. Bref. Je ne vois pas quoi ajouter de plus, les remarques faites concernant l'art sont évidemment valables pour l'informatique, et ce domaine a largement montré les performances que cela entraînait. D'ailleurs, comment voudriez-vous qu'Ohreland soit autant au top, si tout n'était pas libre. Même la milice est libre...

Tzom Trümb : Bah... de toutes façons j'suis tout seul, alors j'suis libre.

I'm free, because i'm agha! Yes, it is!

Capt'ain Roses : Comme on chante sur mon navire : Join uuuuuuuus noooow and shaaaaare the softwaaaare

You'll be freeeeeee, hackers, you'll be freeeeeee.

Amenez les femmes des jaules!!!

Bien, on en arrive à la dernière question. Non ne soyez pas tristes. ;-)

C'est la question qui va vous facher avec tout le monde sauf l'heureux élu. D'un autre coté, vous êtes plusieurs donc profitez en pour vous faire moins d'ennemi. C'est la question qui peut permettre de faire des découvertes : Si vous deviez citer un artiste libre, qui se serait et pourquoi ?

Tzom Trümb : Sans hésitation,

Tzom, le chef de la milice Ohrelandaise!

C'est mon artiste préféré! en plus il joue vraiment bien du trombone.

Pourquoi Tzom? Parce que c'est le meilleur et c'est le libérateur max.

VaGoDor Deu Sahpun : euh, man,

perrrso suis ben d'accord, Tzom, il est un bon de la musique libwe, parrrlleceque comme i dit , il joue bien du trombonne, et sans limite.....

Yvette H : Mon(Ma) Chéri(e),

Je citerais bien Stallman, car c'est pas tous les jours que les gens chantent librement en 7/8, a capella, sur une table (voir ici), mais bon, je pense qu'on peut dire que son talent de musicien s'arrête là, non ? Sinon, Yaba, bassiste de L-Dopa qui m'a fait découvrir le concept d'art libre.

VaGoDor Deu Sahpun : Join us now...and share the software...you'll be freeee...

yeah

Stallman got the rythm

Yvette H : Mon Chéri,

rhythm..... comme dans thrash....

Wladimir Ohrelianov II : Mon Sieur Abitbol,

Pour sûr, t'as la classe, pareille question, ça vient pas de n'importe où... Bon, soyons clair, mon artiste libre préféré de Mekanik Metal Disco, c'est Sebkha-Chott... Mais, cosmopolitain comme tu l'es, je suis sûr que tu aimerais qu'on te réponde également pour les styles mineurs....

Personnellement, j'apprécie pas mal Dd le Malfrat (chanson française), et j'ai un très bon souvenir de Vibrion (je crois) groupe de Hip Hop très sombre qui avait oeuvré sur la compil CQFD (pour autant, je ne peux pas assurer qu'ils soient libres). Et comme Yvette, L-Dopa, bien entendu.

Et le mot de la fin (quoi que tu vas sûrement nous le demander juste après)

A bas la moustache et au lit, maintenant !

Capt'ain Roses : Moi je suis ohrelandais et j'aime pas la massue de WOII alors je réponds Sebkha Chott

Jésus, un pote de Jean-Yves-Marie Tourbin a écrit: ... Et la musique céleste tu préfereras à n'importe quelle autre Sinon, dans ta gueule, la massue tu prendras

Ca me paraît clair, même si c'est pas d'Yvette.

Sinon on peut y aller, Mel-P c'est bien et c'est libre. Et en plus, j'ai une copine qui a eu un autographe du batteur, trop la claaasse!!!!!

Siphon Troünezohle : Rha putain, un artiste libre.....Comme je disais plus haut, j'ai pas encore une culture très étendue du monde du libre (hormis le côté informatique, un petit peu plus fourni...).....

Alors je dirai Enhuma, bon petit groupe brestois, qui n'est peut être pas encore libre, mais pense à le devenir....Après, L-Dopa, ils sont libres et ce qu'ils font c'est très très bien aussi !

Wladimir Ohrelianov II : Mon mot de la faim,

J'y pense, Steevie Wonder doit bien être libre, non ? As a river, au moins ? Enfin, je pense... Je sais pas j'y entends rien, moi à ce qu'il dit. Mais bon...

Douteux, moi ? Jamais !


Retrouvez les Sebkha-Chott sur leur site

mardi 23 janvier 2007

Humour sous LAL.

Les familles...Vous ai-je déjà dit que j'affectionne particulièrement la Licence Art Libre ?

Oui, sûrement, si ce n'est le cas, voilà c'est fait. ;-)

C'est donc ce petit plus qui m'a fait acheté Les familles, polies, tiquent par Philippe Démotier qui est publié chez ILV-Experience (oui, les mêmes qui publient Une ère de liberté dont je vous parlais il y a peu).

Ce petit roman (il dépasse de peu la centaine de page) est un véritable outil d'entrainement pour zygomatiques. Vous voulez concourir aux jeux olympiques du rire ? Lisez ce livre.

Dans ce récit de meurtres en série, plutôt irrévérencieuse à l'égard de nos chers politiques, l'humour est toujours présent. Que ce soit par les jeux de mots incessants, le style narratif ou l'histoire elle-même.

Voici un texte bien agréable à lire en ces temps de campagne présidentielles.

Pour acheter le livre chez l'éditeur ou le télécharger gratuitement

jeudi 11 janvier 2007

Naissance de la collection "Gauche d'auteurs".

Une ere de liberteJe veux parler du site InLibroVeritas.net depuis un bon moment déjà. Et puis le temps passe...

Je développerais surement un peu plus, dans quelque temps, mais l'actualité de leur branche édition à compte d'éditeur me pousse, tout de même, à vous en dire un petit mot.

ILV-Expérience démarre une nouvelle collection qui porte le doux nom de Gauche d'auteurs. Elle proposera des textes sous copyleft.

Une ère de liberté inaugure cette intéressante initiative.

J'ai au moins deux raisons de me réjouir de cette nouvelle.

La première est qu'il est agréable de voir un éditeur prendre le parti du libre et tenter de faire avancer les choses concrètement.

La deuxième est plus personnelle, puisque j'ai le plaisir de participer à cette aventure avec mon recueil Chimères, qui relève des littératures de l'imaginaire.

Voici le sommaire :

  • L'authentique du P3 d'Agnès Andersen
  • Erreur inconnue ! Appuyer sur échappement ou redémarrer la machine de Démotier
  • La mélodie de la dent du chat de FrihD
  • Petite histoire d'un bout de papier de FreD
  • Chimères de Didier Gazoufer
  • Cadavres exquis à la neige de G@rp
  • L'arbre du partage

En savoir plus, commander le livre directement chez l'éditeur ou le télécharger gratuitement au format pdf.

Le blog d'ILV.

On peut également se procurer le livre dans toutes les bonnes librairies et sur les sites internet spécialisés.

dimanche 31 décembre 2006

Sebkha-Chott : Folie musicale sous LAL.

Impossible de me rappeler comment il y a un ou deux mois, je suis tombé sur le nom de ce groupe et le fait qu'ils fournissaient certains de leur titres en téléchargement sous la Licence Art Libre.

La LAL étant la licence que j'utilise pour diffuser mes textes, j'ai, je l'avoue, un intérêt particulier à découvrir les artistes qui la choisissent. Quelques recherches plus tard, j'arrive sur leur site au ton pour le moins déjanté.

Dans la rubrique médias, plutôt bien fournie, je récupère l'album De l'existence... de la mythologie chottienne en 7 cycles datant de 2003 et disponible en totalité. Je note qu'un album intitulé Nagah Mahdi - Opuscrits en 48 rouleaux est sorti en 2006 chez Musea (label indépendant de rock progressif que j'affectionne particulièrement).

Et puis, devait arriver ce qui arriva, j'ai écouté ce que j'avais téléchargé, tout en lisant un peu le site...

Dès les premières secondes de Pinok'ïo, je me suis demandé sur quoi j'étais tombé. Le genre réaction épidermique : C'est quoi cette horreur !?!

La surprise passée et encouragé par les délires Ohrelandais du site, j'ai écouté plus attentivement et je ne suis pas loin de crier au génie ! La musique de Sebkha-Chott est inclassable, indéfinissable mais n'en est pas moins fabuleuse. Eux appellent ça du Mekanik Metal Disco. Oui pourquoi pas ? ;-)

C'est un mélange de Zappa/Magma/Cirque/Jazz/Salsa/Rock/Metal/Extrême/Prog/Théatre... tout ça et plus encore à l'intérieur même des titres. N'importe quelle musique existante ou non sur terre ou ailleurs a des chances de se retrouver joué par ces fous furieux. Ce qui pourrait apparaître comme un foutoir incroyable, se révèle une mosaïque musicale réglée aux petits oignons servie par une technique certaine, tout cela servie par un humour décapant.

Bref après des dizaines d'écoutes De l'existence... de la mythologie chottienne en 7 cycles est pour moi une pépite musicale qui échappe aux classifications classiques. Je ne garanti pas que cet album plaise à tout le monde, je suis même certain du contraire. Mais cela ne coûte rien d'essayer, il suffit d'aller sur leur site.

Epilogue :

Enthousiasmé, le mot est faible, par cet album de 2003, j'ai acheté celui de 2006 Nagah Mahdi - Opuscrits en 48 rouleaux, je n'en parle pas ici car si je sais que 2 titres sont sous LAL sur le site, je ne sais pas si Sebkha-Chott fera de même pour tout l'album. La seule chose que je dirais est qu'avec l'album précédent je pensais être tombé sur une pépite, en fait ce nouvel album prouve que c'est un filon !

samedi 30 décembre 2006

Chimères Copyleft change de serveur.

Décidément, je n'arrête pas de déménager ce site. ;-)

Mon serveur personnel étant un peu poussif, j'ai migré le site chez Ouvaton, hébergeur coopératif chez qui j'ai déjà d'autres sites.

Normalement, cette manipulation aurait du être transparente pour les visiteurs du site. Toutefois, un problème d'encodage à changé tous les caractères accentués en ?. Je pense avoir remis les choses en place, mais certains m'ont peut être échappés. Merci de me les signaler. ;-)

vendredi 17 novembre 2006

Petit voyage avec Derek.

DerekJ'ai découvert Derek sur BnFlower. Ayant vraiment accroché avec sa musique, comme vous pouvez le voir dans un post précédent, je lui ai demandé de se prêter au jeu de l'entretien. Cela m'a permis de découvrir qu'il est comme ce qu'il compose : sympathique et ouvert sur le monde.

Allons-y pour les questions !

Peux-tu te présenter ?

DEREK Auteur-Compositeur-Interprète-Ingénieur du Son. Instruments: Chant, guitares, claviers, batterie, basse et percussions.

En résumé, j'ai 43 ans et je vis dans le Haut-Rhin. J'ai d�couvert le monde du Rock � l'âge de 8 ans sous la forme d'un 45 tours des Shoking Blue.A partir de ce moment là ce fut le déclic d'une véritable obsession. 5 ans plus tard je me suis mis à jouer de la guitare et peu après monter mon premier Band avec mes compos. A l'époque ma voix était plus appréciée que mon jeu guitaristique, donc je m'y suis mis dans plusieurs Bands dont le groupe Lock-Out qui me permit de chanter mes propres compos. Ce groupe sorti 2 CD signés par un important label Allemand. Parallèlement je poursuivais une formation d'ingénieur du son et montait Sono-Light, une entreprise de location sono et éclairage,studio d'enregistrement et locaux de répétitions. Après plusieurs tournées, Lock-Out splite et je profitais de l'occasion pour voyager en Asie, notamment en Inde où j'ai séjourné plus d'un an. Cette expérience me fit découvrir la musique classique Indienne, lors de ma participation à des Ragâs.

Après ce break, je décidais fin Mars 2006 de diffuser mes compositions instrumentales, librement via Internet.

Voilà, j'espère que ça te va, sinon tu peux lire ma bio, ici: http://www.derek-music.com/index.php?catid=3&blogid=1

Quelles sont tes influences musicales passées et actuelles ? Comment qualifierais-tu ta musique ?

Mes influences musicales actuelles sont plutôt orientées vers le passé 1970/1980. Led Zeppelin,Yes,Wishbone Ash,Santana,Uriah Heep,Pink Floyd...Pour ne citer que les plus célèbres. Ces influences ne se limitent pas seulement au Rock, mais aussi au Jazz, Funk, Progressif, Metal, World, Reggae, Canterbury, Soul, Expérimental, Electro etc... Le feeling étant mon fer de lance, l'improvisation à une grande place dans mes compositions.

Mettre une étiquette qui correspond exactement à ma musique est quasiment impossible car je fusionne tous les genres qui me plaisent. Celle qui se rapproche le plus est Rock-Progressif-Instrumental. En effet le Progressive-Rock n'a pas de frontière, ni de bases à respecter, c'est une musique entièrement libre qui joue avec les émotions en proposant des thèmes et ambiances variées au sein d'un même titre.

Actuellement, les artistes comme Porcupine Tree, Ozric Tentacles, Robert PLANT, Anoushka SHANKAR, Talvin SINGH, Amplifier ou Liquid Tension Experiment, me touchent énormément.

Peux-tu nous expliquer un peu comment tu composes et enregistres tes musiques ?

Dans le cas de mes instrumentaux, je compose, joue, enregistre et mixe pratiquement tout en même temps. Généralement, je commence par un riff ou un arpège de guitare qui me donnera le thème de base. Puis je greffe partie par partie les autres instruments. C'est uniquement des jets improvisés par mon feeling qui vont déterminer le thème du morceau. Avec un Band, je compose différement car moins de liberté. Le son est un facteur indissociable de ma façon de composer. Le son même d'un instrument sera déterminant dans mon inspiration. Quand la base de l'instru est achevée, je procède aux arrangements en ajoutant des doubles voix ou des claviers. Puis le mastering final me permettra de fondre en bloc toutes mes pistes. Tous ces titres sont réalisé dans mon home-studio direct carte son pc.

Il faut compter en moyenne 12 à 14 heures par jour pendant une à deux semaines pour un titre.Car quand je commence, impossible de m'arrêter, au risque de perdre ce feeling. Dans le cas de "Monsoon", je n'ai mis que 3 jours...Mais c'est exceptionnel.

Tu as choisi de mettre ton album "On the beach" en diffusion libre, sous licence Creative Commons nc-nd. Peux tu nous expliquer ce choix ?

Non seulement "On The Beach" mais également les titres du prochain album "Wild and Free" dont il manque juste 1 titre avant sa parution sur le net, je pense avant la fin de l'année. Ces titres sont déjà largement diffusés.

Mon choix pour la licence Creative Commons "pas d'utilisation commerciale/Pas modifiable" me parait la solution idéale de diffuser ma musique en toute liberté et indépendance. Etant donné que je suis seul engagé dans ces compositions, il était naturel que j'opte pour cette option. Ma musique est un message d'amour que je désire partager. Aimer et se faire aimer tout en musique. Je fais cela par passion et non pour en faire commerce sur internet en me privant ainsi de liberté par dépendance. Mais je n'ai absolument rien contre le fait, que des artistes vivent de leur musique, bien au contraire. J'en faisait également partie.

Cette notion de liberté et d'indépendance est pour moi très importante pour le plaisir de vivre.

T'intéresses-tu au mouvement libre en général ? Que ce soit logiciel ou culturel ? Qu'en penses-tu ?

Forcément, ce qui est libre et gratuit, intéresse les gens et j'en fais partie. C'est un mouvement qui va de plus plus vers une qualité qui n'a rien à envier au monde du payant. Gratuit et libre ne signifie pas médiocre, bien au contraire. Que ce soit art, software ou info diverses, internet est le vecteur d'un renouveau en matière de liberté d'expression et d'indépendance. Ainsi les contraintes sont minimisées par le fait de pouvoir gérer ses créations soi-même. L'avantage étant que l'attention de l'internaute par ce côté gratuit contribuera à la promotion de l'artiste libre. Mais pour que ce mouvement perdure, il est indispensable lors de la consommation d'une oeuvre ou d'un produit libre, de donner un retour � son créateur. Un mot d'encouragement est le moindre des gestes. Il va de soi, que cela doit également aller dans le sens inverse (utilisateur/créateur-créateur/utilisateur). N'est-ce pas une forme conviviale de communication dans un monde plutôt égocentrique...

Si tu devais citer un artiste libre � découvrir, ce serait qui et pourquoi ?

Je te dirai plutôt, pourquoi je ne citerai pas UN artiste à découvrir.

En effet, je suis en bon contact avec une bonne cinquantaine d'artistes libres, dont tu fais partie Didier, que j'apprécie énormément. N'en citer qu'un m'est impossible. En citer un par jour serai plus indiquer en fonction de mon humeur et feeling du moment présent. Il va sans dire qu'en matière d'arts, culture, développement informatique... l'essor du libre a de plus en plus une place qualitative sur le "marché". Je découvre tous les jours de nouveaux talents et sans payer un centime. N'est-ce pas une vision optimiste de notre civilisation ? Encore faut-il encourager ce mouvement par des actions ou de petits gestes.

Par contre, je citerai mon héros : Mahatma Gandhi !

Quelques liens :

Le site de Derek.

Derek sur :

Jamendo.

BnFlower

Dogmazic

Chimères Copyleft déménage !

Pour une question d'indépendance, j'ai décidé de ne plus utiliser les services de Blogger.com et d'héberger Chimères Copyleft sur un autre serveur.

Par la même occasion le site a désormais son propre nom de domaine et passe sous le logiciel libre DotClear.

La nouvelle adresse est :

http://copyleft.chimeres.org

Mais vous le savez puisque vous êtes ici. ;-)

Mettez à jour vos marques-pages !

jeudi 16 novembre 2006

On The Beach : Voyage progressif

Cela fait un petit moment maintenant que j'ai découvert cet album et je dois dire que je ne m'en lasse pas.

Cet album instrumental est un vrai petit bijou. Les inspirations, tout comme les influences sont multiples.

Si l'on devait vraiment le classer dans un genre particulier, je dirais qu'il s'agit de rock progressif, mais tout amateur de guitare doit pouvoir y trouver son bonheur.

Derek nous dit être principalement influencé par ces voyages, et je veux bien le croire, car sa musique a tendance à me transporter vers des horizons lointains. Ce qui n'est pas désagréable quand on est bloqué dans des transports en communs bondés.

samedi 30 septembre 2006

Je suis Bee.

Oui, je sais phonétiquement, ça peut paraitre un peu bizarre. Mais, je vous assure, je ne suis pas en train de vous faire une déclaration sur mes préférences sexuelles. ;-)

Je suis Bee donc. C'est � dire que je fais partie des sites de la communauté BnFlower qui diffusent, grâce au player que vous pouvez voir à droite de la page, de la musique provenant d'artistes indépendants.

Je ne sais pas si tous le sont sur BnFlower, mais les artistes que je diffuse dans mes sélections sont tous sous licence libre.

Cette semaine nous avons : - Anjunta Market de Derek . Superbe instrumental. Je vous reparlerais sûrement de la musique de Derek, car elle en vaut la peine. - Armageddon Rag de Brain Damage alias Flower_Pot (Oui Roland aime les jeux de mots ;-)). Brain Damage encore donc. Superbe texte et musique qui n'a rien à lui envier. Le solo est un pur bonheur. - My Friend de Dead Joshua alias Flower_dj3c1t. Encore un instrumental. Dead Joshua est évoqué dans le message précedent. J'avoue que ce morceau chatouille agréablement mes oreilles. ;-)

Petite remarque pour les linuxiens. Le player de BnFlower bug sous linux (enfin au moins sur ma ubuntu), car il est en flash 9. On ne voit donc pas les titres. Mais le son marche. En cliquant sur les 3 derniers triangles on peut donc écouter les titres évoqués plus haut.

vendredi 29 septembre 2006

Roland C. Wagner à la question.

RolandSi vous aimez la science-fiction, il y a de grandes chances que vous connaissiez Roland C. Wagner. Si vous ne le connaissez pas, courrez acheter l'un de ses (nombreux) livres pour réparer cette erreur impardonnable. Il pratique une SF que je qualifierais de jubilatoire, bourrée d'humour toute en étant intelligente et pleine d'idées.

Bref, c'est un de mes auteurs préférés dans mon genre de prédilection. Excusez du peu ! Mais ce n'est pas pour cela que je lui ai posé quelques questions. Je vous ai parlé dans mon poste précédent de l'album Visage sur l'écran de Brain Damage. Roland fait partie de ce groupe et en écrit les textes, c'est donc le musicien diffusant librement sa musique qui nous intéresse aujourd'hui.

Place aux questions !

Peux-tu nous résumer, un peu, l'histoire du groupe et nous dire quels en sont les membres ?

Brain Damage a été fondé en 1977. Le premier chanteur est parti aux USA au début des années 1980 et je suis entré dans le groupe en 1983. On a joué pendant deux ans avant que ça se délite. à la fin de l'année 1987, j'ai renoué le contact avec Philippe, le clavier, et Nono, le guitariste. On a décidé de remonter le groupe. Ce qui n'a pas été sans d'innombrables galères, dont pas mal de changements de personnel. La formation la plus stable comprenait Hubert, l'ancien batteur des Stunners, qui s'était mis à la basse pour l'occasion, et Norbert à la batterie. On a fait genre cinquante ou soixante concerts, dont plusieurs fois le Gibus, et aussi un bar de Montmartre, la Divette, puis on a changé de section rythmique, puis Philippe est parti. On a dû cesser de jouer pendant deux ans, avant de recommencer à répéter avec Norbert. Les deux autres musiciens venaient d'un projet parallèle de Nono, X-Men. Au milieu des années 1990, il y a eu une période de flottement. ça ne m'a pas empêché de faire presser un 45 tours avec Brain Damage sur une face et X-Men, sur l'autre. C'est aussi à ce moment-là qu'on a cessé de faire de la scène pour se concentrer sur l'enregistrement, d'abord avec un huit pistes à cassettes, puis avec du matériel de plus en plus sophistiqué. Le premier album est sorti en 1999 à quelques dizaines d'exemplaires. Les gens qui l'ont acheté à l'époque détiennent un vrai collector's. On a continué à enregistrer, mais sans rien sortir, avec ou sans l'aide d'autres musiciens. Ces derniers temps, le rythme s'était accéléré, on faisait de plus en plus de morceaux et des projets précis commençaient à se dessiner. Au total, ça fait presque vingt-cinq ans que je collabore avec Nono, et ça a l'air bien parti pour continuer.

Quelles sont tes influences musicales ?

D'abord, le garage punk 60's et le rock psychédélique. J'ai pris une vraie claque la première fois où j'ai entendu un volume de Pebbles - c'était le 5, le jour de mes vingt ans. Mais le reste du groupe a toujours eu des influences variées - trop variées pour les détailler. Je pense que tout le monde tomberait d'accord sur les Stooges et les Doors. La formation du début des années 1980 était aussi influencée par Killing Joke, les Psychedelic Furs... et par le punk '77, cela va sans dire. Celle de la fin de la décennie comprenait un bassiste fan de rhythm'n'blues et un batteur amateur de rockabilly et de Ministry... Et puis, il faut toujours que j'arrive avec mes trucs improbables, genre Om Kalsoum, ou Erkin Koray, ou Os Mutantes, ou Algarnas Tradgard, ou Elektricni Orgazam...

Comment définirais tu la musique de Brain Damage ?

Ça a toujours été un problème. Aujourd'hui, je parle de psychopunk, mais c'est juste histoire de donner une idée. Disons qu'il s'agit de rock à tendance speedée avec des arrangements souvent psychédéliques et une influence garage 60's marquée, mais, sauf exception, nos morceaux entrent rarement dans un genre bien précis.

Peux-tu nous faire un petit topo rapide pour chaque titre du dernier album ? L'idée de départ ce genre de choses.

Je ne me souviens absolument pas comment est né La peur est en nous. C'est un vieux morceau. La seule chose que je me rappelle au sujet de ce morceau, c'est de Nono, dans une petite pièce à la campagne, agitant sa guitare devant un baffle pour obtenir le larsen voulu sur le solo final. Je crois qu'au départ il y avait une volonté de dire : Nous avons tous peur, et alors ?

Quand le paysage se déchire est un vieux truc - un hommage à Philip K. Dick qu'on avait composé en 1988 et qu'on avait laissé tomber au bout de quelques mois, sans trop savoir pourquoi. La nouvelle version, enregistrée cette année, comprend un pont qui n'existait pas dans la première et qui, je pense, donne tout son sens au morceau.

Un été de serre est né de ma frustration que Raphaël Sorin, alors directeur des éditions Flammarion, ait décidé de baptiser Bleu comme une orange le roman de Norman Spinrad que je venais de traduire et dont le titre original est Greenhouse Summer. C'est un clin d'oeil à Norman, que je connais bien et que j'aime bien - et qui aime bien Brain Damage, soit dit en passant.

Visages sur l'écran date de la première moitié des années 1980. Le texte est à ma connaissance la première occurrence de l'idée que le cinéma et la télévision pourraient un jour se passer d'acteurs en chair et en os grâce à ce qu'on n'appelait pas encore l'image de synthèse. Le point de vue est celui - pour le moins hypothétique - de ces acteurs qui n'existent pas.

Je n'ai que des souvenirs très flous de la manière dont est né Envie de huuurler !. Me connaissant, je suppose que c'est le côté pastiche des Doors qui m'a donné l'idée de ce texte très I'm not like anybody else ou I'm five years ahead of my time . Tout le morceau est bâti autour du son d'orgue de Philippe. Ah, il y a aussi une basse fuzz, qui nous a donné beaucoup de mal au mixage.

H a été enregistré en 1989, mais on le jouait déjà six ans plus tôt. C'est une chanson sur la bombe nucléaire, écrite à l'époque où les Pershing et les SS 20 se regardaient de travers par-dessus le Rideau de Fer.

Viens danser le smurf, c'est juste un gag. Il y avait cette base musicale façon rock'n'roll à banane. Alors, je me suis dit que faire un texte sur le smurf, qui en est en quelque sorte l'antithèse, ça pouvait être amusant.

Méfie-toi du savant fou ! date du début des années 1990. L'un des plus garage qu'on ait composé.

Brain Damage jouait déjà Plastic shoes à la fin des années 1970, avant mon entrée dans le groupe. Ils étaient sur scène, le chanteur n'avait pas de texte et il avait des chaussures de plage en plastique... Je crois qu'à part le refrain, il n'y a jamais eu de texte. On en a goupillé un pour l'enregistrement.

Pétrole, essence, gazole... a été composé et enregistré l'année dernière. Je suis arrivé en ayant juste écouté une mise à plat et j'ai improvisé quatre ou cinq pistes de chant. Après, on a fait le tri. Je l'aime bien parce que le côté spontané s'intêgre bien à une musique très réfléchie, très pensée, mais non dénuée d'émotion.

Pourquoi avoir choisi de diffuser votre musique librement sous licence CC-nc-nd ? Pourquoi la diffusion libre tout d'abord, mais aussi pourquoi interdire l'utilisation commerciale et surtout les oeuvres dérivées ?

Disons par prudence. Ne mesurant encore pas tout à fait bien la réalité de l'évolution qui se dessine, j'ai préfèré choisir une licence assez restrictive. Ça ne veut pas dire que ça ne changera pas à l'avenir. Pour l'instant, je regarde et je vois venir. Naturellement, si quelqu'un désire utiliser une de nos oeuvres, ou juste un bout, il lui suffit de m'envoyer un mot pour que je lui donne l'autorisation. Peut-être ai-je la faiblesse de vouloir exercer un peu de contrôle là-dessus, alors que les morceaux sont lâchés en libre diffusion dans la nature.

Que penses-tu du mouvement libre en général ?

Beaucoup de bien. Il me semble que les artistes doivent être libres de diffuser leur musique comme ils le désirent, gratuitement ou moyennant paiement. Les deux ne sont d'ailleurs pas incompatibles : je pense que la diffusion gratuite via le wèbe est désormais un atout pour faire connaitre des morceaux.

Quittons la musique un moment. Tu diffuses ta musique librement, mais en tant qu'écrivain professionnel tu gagnes ta vie en vendant tes textes. Penses-tu que dans ce domaine, les livres, même numériques, le libre soit viable ou seulement souhaitable ? Que ce soit pour un professionnel ou un amateur.

Un livre, c'est un objet. Tout commence par l Un livre, on ne lit souvent qu'une fois. Tandis qu'un morceau de musique, on peut l'écouter ad nauseam. Cela dit, j'ai mis en ligne plusieurs de mes romans indisponibles, afin que ceux qui veulent les lire puissent le faire, mais c'est, de mon point de vue, un pis-aller. Rien ne remplace l'objet livre. Soyons lucide : le gros problème du libre, c'est la rémunération. Et je n'ai pas de solution géniale - sinon, je serais déjà en train de l'appliquer. Compter sur les dons des lecteurs ou auditeurs, c'est aléatoire, et l'expérience montre que ça ne rapporte pas des fortunes, même quand on s'appelle Stephen King. Il y a peut-être là une question de société, de mentalité sociale. On n'est pas habitué à donner pour ce qu'on a eu gratuitement, surtout si c'est... disons virtuel. Mais je suis certain que des gens beaucoup plus rusés que moi en trouveront, des solutions. C'est juste une question de temps et de réflexion - et, sans doute, d'évolution de la société.

Pour finir, si tu devais choisir un seul artiste en libre diffusion (et te fâcher avec tous les autres ;-)) lequel choisirais-tu et pourquoi ?

Dead Joshua, parce qu'il sait faire du vrai rock'n'roll avec juste une guitare et un quatre pistes. Ça n'est pas donné à tout le monde.

Quelques liens :

Le site de Roland

Fun House un de ses blogs sur lequel il parle, entre autre, de musique.

Une page sur Brain Damage

Brain Damage sur :

Jamendo

Dogmazic

Boxson

BnFlower

L'entretien de Roland avec Dead Joshua

Visages sur l'écran : Du rock du vrai

Difficile de dégager une tendance générale sur cet album. Selon les titres on a droit à du rock psychédelique, du punk, du rock plus classique ou à un savant mélange de tout cela.

Il y a toutefois quelques constantes :
- Le son et le jeu de la guitare sont un vrai plaisir.
- Les textes, même si parfois il faut tendre l'oreille, ne sont pas dénués d'interêt et/ou d'humour.
- Les textes toujours ont tendance à faire référence à la science-fiction "Quand le paysage se déchire (Philip K. Dick)" en est l'exemple le plus frappant. Etant friand du genre, je ne peux qu'apprécier.
- Une grosse influence 60's. Par exemple, "Envie de huuuurler !" sonne terriblement Doors.
- Les ambiances musicales des différents titres sont travaillées.

Tout ça nous fait un album bien sympathique, qui a une bonne tendance à filer la pêche et se laisse facilement écouter en boucle.

J'ai juste un reproche : un cd c'est 74 minutes, il faut arrêter de raisonner vinyle. ;-)

Pourquoi ce nom : Chimères Copyleft ?

Si vous regardez dans la barre de droite dans la section Mes liens, vous comprendrez aisément pourquoi Chimères. C'est un mot que j'aime beaucoup et que j'utilise souvent (tout le temps) pour mes sites.

Quant à Copyleft, c' est le sujet même de ce blog. Enfin pas vraiment, car je parlerais aussi de choses qui sont seulement en libre diffusion, comme une musique sous une licence Creative Commons qui ne serait pas la by-sa.

Accoler les termes Chimères et Copyleft, c'est aussi un pied de nez aux sceptiques qui pensent que l'art et la culture accessibles à tous n'est qu'une utopie.

mercredi 27 septembre 2006

C'est ouvert !

Tout est dans le titre.